Formateur.ca est une présentation de
formationdecadres.com
HELLO 102
Toujours dans la série sur la Production à Valeur Ajoutée (PVA), Michel Beaudry nous renseigne sur les différents indicateurs de performance à mettre en place pour balancer la chaine de production, voire atteindre une
Gestion de la Production harmonieuse.
Compte-Rendu
Les Indicateurs de performances comme outils de la PVA sont essentiels à la réalisation de la production à valeur ajoutée.
Un des problèmes de la production consiste au nombre d'unités de production différentes. Alors comment peut-on balancer une série de machines qui sont autant d'opérations différentes dans le processus de la transformation d'une matière première vers un produit fini?
Établissement des indicateurs et des mesures de performance
De prime abord, il faut établir des indicateurs de performance (des mesures de performance). Dans le cas d'une chaine de six postes de travail, il faut établir un premier indicateur de production de quantité d'unités/heure pour chacune de ces unités de production (ou unités/minutes, pieds linéaires/heure, etc.). Cette quantification de la production permettra de poser les améliorations nécessaires à la production le cas échéant.
Par exemple, quel serait l'effet d'une hausse de production du poste 1 sur les autres postes de la chaine. Comme le poste 1 produit davantage que les postes subséquents, il importerait plutôt de travailler sur les goulots d'étranglement de la chaine qui s'installent après la production du premier poste. Dans notre exemple, le goulot d'étranglement (là où la production est la moindre) se situe au niveau du poste 4.
Accumulation des encours
Il faut ensuite connaitre l'accumulation des encours, connaitre les taux d'accumulation pour prévoir les besoins
d'entreposage nécessaires. Si le poste 1 produit 5 unités/h de plus que le poste suivant de la chaine, il convient de prévoir l'espace demandé par cette accumulation.
Le contrôle de qualité
Maintenant, où doit-on situer le contrôle de qualité au sein de la chaine de production? Entre le poste 3 et 4? À la fin de la chaine? Si le poste 1 produit 15 unités/h, en revanche, produit-il des unités de qualité? Voilà ici un second indicateur de performance important : l'indicateur de qualité. Sa localisation au sein de la chaine varie tant au gré des types d'industrie, que selon les types de production. Selon une nouvelle norme ISO de 2008, le contrôle qualité doit s'effectuer à chacun des postes et doit être exécuté par les opérateurs mêmes de ces postes. Les opérateurs doivent donc suivre un entrainement qui leur permettra de mesurer la qualité de ce qu'ils produisent.
Mais, quel serait l'impact, sur le reste de la chaine, d'un bris de machine au poste 2? Est-ce que les machines valides de la chaine pourraient poursuivre la production? Le bris stopperait-il complètement le processus de production? Si des machines cessent de fonctionner suite au bris du poste 2, des machines stoppées et une main-d'oeuvre directe inactive génèreront des coûts énormes : le coût de la machine 2 + le coût des machines suivantes + le coût du personnel direct de toutes ces machines. Il s'agit donc d'instaurer des indicateurs de coûts.
En somme, pour balancer le processus, il faut toujours travailler sur les goulots d'étranglement afin de mettre en place un projet d'amélioration qui permettra d'équilibrer la production de tous les postes de la chaine selon le poste le plus fort.
|